Destin fougueux et bijoux précieux

 

Était-ce l’inhalation toxique du trottoir goudronné ou le jeûne débilitant qui l’avait fait sombrer? Laura se réveille à l’Hôpital de Hull, au moment où l’ambulancier rend son observation : « Sans-logis, aucune identification. Quelques clochards la connaissent sous le sobriquet : « Maigrichonne ». Retrouvée inerte au pavé, symptômes d’anémie et déshydratation. »

 

Brûlante de fièvre, Laura déglutit avec difficulté et s’interroge : « Mourir jeune, dégoûtante, abandonnée, sans jamais la revoir, c’était de la pouillerie, ma chienne de vie? Agoniser, ça va faire très mal? » Elle veut se rouler en boule et évincer cette loque humaine qu’est devenu son corps, face à l’effondrement du système immunitaire, partiellement nécrosé par le sida. Son passé douloureux déferle, tel un film macabre qui se terminera sûrement par une mort précoce, cruelle et injustifiée.

 

Pourquoi ce destin de malheur l’a-t-il estampillée au fer rouge? Elle déclique la catastrophe comme l’arbre géant provoque le tonnerre et pourtant, elle n’est que l’atome dans le schéma universel, la poussière que le tourbillon entraîne dans le cyclone. Elle se retrouve toujours dans l’œil de l’ouragan!

 

De son petit monde sans grands aléas, grisée par les plaisirs de ses vingt ans, elle avait soudainement bifurqué sur la route du hasard, du côté du chaos qui se déclenchait ailleurs.

 

Qui était-elle dans la tourmente démentielle qui mugissait au cœur de Tom, ce drogué cyclothymique, ange qui rit, scorpion qui pique? Il lui était étranger. Elle était simplement ce papillon aux couleurs vives et aux ailes poudreuses qui s’était posé trop près de lui.

 

Qui était-elle dans le schéma de l’église patrimoniale Saint-Paul d’Aylmer, destinée à être le jouet rigolo d’un pyromane sardonique? Elle était cette brebis galeuse, réfugiée au bercail, qui avait vu ses espoirs mourir dans la flamme destructive.

 

Elle n’était rien dans les grandes trames universelles et pourtant, son petit monde s’était effondré. Le destin était sourd à ses cris désespérés. Des coups de glaive et il l’avait laissée seule, transpercée, puis, du même pas insouciant, il s’était perdu dans l’immensité indifférente, pour tirer en coulisse, les ficelles des univers multidimensionnels.

 

La surdose de médicaments, ingurgités à l’admission, catapulte Laura dans la partie obscure du subconscient. Des cauchemars horribles déchaînent un monde incohérent d’images atroces qui se chahutent. Elle les rejette vigoureusement et ouvre le tiroir des beaux souvenirs : ses noces avec Jean… ses parents si fiers de la voir porter le bijou ancestral de grand’mère Dupuis, une allumettière acharnée qui s’était battue corps et âme et n’avait reculé devant rien pour faire valoir ses droits de femme, durant le lock-out Eddy, en 1923… Impossible d’oublier son legs mémorable : une croix d’ivoire sertie d’un rubis et montée sur oval d’ébène, au revers duquel était buriné : « N’abandonne jamais! »  Elle évoque la naissance émotionnelle de bébé Désirée ẚ qui elle aurait dû remettre ce médaillon, à son mariage … si le destin n’avait pas tout torpillé!

 

Contre son gré, le tableau rose vire au rouge sang. Des ficelles d’acier, rattachées à ses épaules, ses poignets, son cerveau et son cœur, manipulées par son bourreau, Tom, lui arrachent des lambeaux de chair qui l’écorchent au vif. La scène se rejoue telle qu’elle l’a vécue. Une voix rauque transperce le silence : « Aye, la pom-pom girl aux gros melons, tu m’accompagnes au bal des finissants? J’te donnerai un bon nonosse! » Son refus lui encourt un crachat visqueux au visage et des injures qui matraquent : « J’ me vengerai ’stie d’ putain! »

 

Le tonnerre gronde. Une pluie de sang se déverse à torrents sur elle. Les moments satanés qui ont empoisonné sa vie, parasitent son esprit : entrée par infraction… bébé Désirée projetée sur le lit telle une poupée de chiffon… le crochepied… la tête frappant le métal… les menottes prisonnières…Tom! Ce monstre impitoyable que le délire métamorphose en araignée-loup géante… ses crochets envenimés qui font jaillir le sang aux lèvres et aux seins… le sexe brusqué dans sa bouche… puis, c’est le viol crapuleux, abrutissant, avilissant… exigeant qu’elle connaisse l’humiliation… les paroles qui déchirent l’âme : « J’ai l’sida, putain d’catin. J’ t’emporte avec moi dans ma tombe! »

 

La tempête fait rage. Soulevé par la rafale, un fragment de journal lui colle au visage : « Tom, retrouvé mort sur un banc du campus Gabrielle-Roy »… celui-là même où elle l’avait rebuté.  «Cause de mort : veines tranchées… » Écrit de son sang sur le muret : « Mission accomplie. Je retourne mon corps pourri aux vers de terre et mon âme de merde au diable! »

 

Des hurlements d’horreur déchirent le silence de l’hôpital. La garde impuissante murmure : « Vous semblez porter un lourd bagage, madame! Que Dieu prenne pitié! »

 

Les souvenirs culbutent comme des diables dans une boite à malice. Elle revoit les drames qui avaient cascadé comme un jeu de domino : diagnostic …fuite lâche de Jean qui l’inculpe et l’abandonne seule avec Désirée… perte d’emploi…maison vidée… mensonge aux parents fragiles… et surtout l’ultime sacrifice d’abandonner la mignonne dans une église d’enfance où la messe débuterait bientôt… Dernière étreinte déchirante à la bambine vêtue du manteau brodé d’un motif, encerclant son nom : Désirée… Dissimulé sous les vêtements, le bijou ancestral…Quand on est désespérée, on s’accroche à un fil… Sa disparition totale … comme si la terre l’avait engloutie…

 

L’église Saint-Paul surgit de son bazar psychique. C’est soir de messe… « Du fond de l’abîme, je t’implore Seigneur… » « Allez dans la paix du Christ! » « Aller où? Sur un banc du parc avec les sans-abris pouilleux? Jamais! » Elle se faufile au jubé, dans une armoire remplie d’aubes et, pour oublier la faim, respire les aromes de cèdre et d’encens qui s’y dégagent. Recroquevillée sur le bois doux, elle s’endort, rêvant aux jours d’enfance où son père, ébéniste, leur remplissait les narines d’odeurs de copeaux d’acajou.

 

Le miaulement agressif d’un lynx la paralyse! Une hallucination? Non! Garde Leblanc imitait ce félin en mettant ses gants de latex. La distribution d’analgésiques la propulse dans un état léthargique. Tant d’années à se voir enliser davantage dans le sable mouvant… Elle relit mentalement des bribes de journal intime, expliquant le pourquoi de l’abandon et implorant pardon. Si seulement elle pouvait revoir Désirée une seule fois…Deux larmes amères coulent de ses yeux éteints. Elle ne fait rien pour les retenir. Obscurité totale dans le tunnel!

 

Faux! Il y avait bien eu une lumière éphémère … le soir où tout avait encore basculé!

 

Elle se revoit claquemurée dans l’armoire, son refuge nocturne. Un bruit suspect l’avait incitée à obscurcir le jet lumineux. Deux jeunes adultes s’étaient approchés de l’orgue. L’enthousiasme était tangible et le dialogue, chaleureux.

-Regarde ce magnifique chef-d’œuvre québécois, Marco. L’orgue Casavant a une renommée mondiale. On le joue même en Chine! L’organiste abandonne. J’ai les clefs pour pratiquer à volonté.

-Magnifique! En plus de soigner nos enfants avec ton diplôme d’infirmière, tu les endormiras à la « Berceuse de Brahms ». Joue-moi : « Voilà la mariée! »

La fille avait pouffé de rire.

-Pour cette pièce romantique, éteins, chéri. »

Sous les reflets magiques de la lampe du sanctuaire, l’église avait retenti d’harmonies célestes. La quasi obscurité avait permis à Laura d’agrandir la fente. Le souffle coupé, elle avait murmuré : « Miséricorde! J’hallucine! Cette fille…c’est moi à vingt ans! Cesse ça immédiatement, Maigrichonne! Ton jeûne te rend débile! »

 

Les chuchotements s’étaient poursuivis plus tendres.

-Désirée, tu veux faire l’amour?

-L’hymen n’est pas un jeu, Trésor! Tu dois d’abord me passer l’anneau au doigt.

-Demain soir, chérie! On éteint les lumières. Tu rejoues la mélodie nuptiale. Je te remets l’anneau!

-Je termine tard. Ce sera passé minuit.

-Peu importe! On fera la noce! Dieu sera notre témoin. »

Une longue étreinte avait suivi et les amants s’étaient volatisés.

 

« Désirée! Il l’a appelée Désirée! » Laura s’était mordu les poings au sang pour maîtriser son cri d’euphorie. Les questions avaient jailli dans son esprit comme un kaléidoscope dont les images se fragmentaient à l’infini. Son cœur de mère l’avait confirmé; elle avait retrouvé son enfant.

 

Le rendez-vous amoureux avait eu lieu tard dans la nuit. Blottie dans l’obscurité, Laura avait étouffé un sanglot d’émotions, éblouie par l’éclat du rubis scintillant sur les dentelles blanches. Désirée s’était exécutée superbement au clavier. L’échange de promesses s’était fait à la lueur des bougies vacillantes. Marco avait solennellement sorti le joyau précieux au revers duquel la promise avait lu avec ivresse : « Désirée, amour de ma vie, 12.06.09. » Déposant l’alliance sur le banc, Marco avait d’abord tenu à lire son poème d’amour…

 

Laura se convulse comme sur un lit de braises. Elle tord son oreiller et ravale un goût d’acide chlorhydrique. « Non! Non! Je ne veux plus me souvenir! S’il vous plait, arrêtez le monde de tourner! »

 

Le conte de fée s’estompe pour s’ouvrir avec fracas sur les portes de l’enfer. Son cerveau l’enregistre au présent, tellement la scène est vivide.

`

Un craquement subtil dans la nef… des pas en sourdine… une odeur d’essence et whoofff! Le feu! Partout le feu! L’autel se convertit en brasier infernal. Telles des diables déchainés, les flammèches volent partout, allumant d’autres foyers ardents. Tout pétille, flambe et s’écroule! Dans une course effrénée, Marco guide Désirée vers la sortie. Laura doit aussi s’esquiver mais l’hallucination tyrannique lui rajoute un boulet aux chevilles. Ceci la freine juste au moment où elle détecte les feux du diamant oublié sur le banc. Elle l’attrape et déboule dans l’escalier, emportée par le poids lourd. Dans son poing fermé : l’alliance!

 

Les sirènes hurlent de partout. Dans l’espace d’un « Amen », l’église Saint-Paul est réduite à un capharnaüm de débris et de cendres.

 

Laura émet un cri strident, lourd de désespoir. La garde éponge tendrement son front mais la pauvre s’effondre, tel un pantin désarticulé. Avec ce mastodonte déchu s’est écroulé tout espoir de revoir Désirée dont le visage a fondu comme une guimauve enflammée. Son monde n’est plus que charbons calcinés et cendre grise. Le destin cruel lui fait encore un pied de nez!

 

Une trouille du diable la propulse hors du lit.  « Sapristi! Où est ma bandoulière qui contient mon journal intime? Ouf! Les gardes me l’ont laissée! L’alliance retenue par un ruban noué, est dissimulée à l’intérieur de la double couverture! Dieu merci! Le diamant y est! » Ressentant ce besoin d’un rapprochement avec Désirée, elle passe le bijou à son cou et le camoufle discrètement. Soulagée, elle relit les souvenirs inscrits : « Noces de coton… de cuir… de cire… » Elle écrit : « Où es-tu chérie? Demain, 12 juin, ça fera 5 ans que l’église a brulé…5 ans que je t’ai reperdue…5 ans de torture… 5 ans pour tes noces de bois…Le sida s’intensifie…je dois me résigner à mourir sans te revoir… me dissocier sans m’imploser… ou… mettre ma vie en veilleuse et croire au miracle? » « N’abandonne jamais! » crie le lointain médaillon.

 

La plume glisse de ses doigts fatigués. Elle délire. Le sida …un serpent visqueux s’enroule autour de ses membres et cherche une fissure pour s’infiltrer. Elle refuse d’ouvrir les yeux de peur qu’il s’y faufile.

 

Les médecines hallucinatoires miroitent Désirée dans toutes les gardes. Elle sait qu’elle fantasme mais…  « Le soir ramène des nouveaux visages… Qui sait? Grand-mère Dupuis enverra peut-être un ange …Non, le bonheur s’est enfui depuis belle lurette! Ravale ta bile, Maigrichonne! »

 

Et pourtant…

 

Une infirmière, venue frictionner sa poitrine congestionnée, retire doucement le ruban. Un diamant familier l’hypnotise. Elle croit rêver en lisant : « Désirée, amour de ma vie, 12.06.09. »  Au toucher, Laura sursaute. Elle se croit au paradis…Un mirage? Une illusion? Désirée!

-Oh Madame, ça tient du miracle! Vous avez récupéré mon alliance de l’église en flamme! Mes noces de bois sont demain. J’adorerais la récupérer!

-Avec plaisir… garde… mais avant… montrez-moi la tache de naissance sur votre coude.

-Oooh! Comment savez-vous? »

Une série de toux bronchiques s’enchaine puis, après hésitation, la patiente lui remet son journal intime.

-Je doute de pouvoir me battre encore longtemps mais accordez-moi une faveur. Lisez ce journal. Si votre cœur peut me pardonner et qu’il vous confirme que je suis votre mère, revenez fêter vos noces de bois avec moi. S’il-vous-plait… portez le rubis que vous aviez à l’église, cinq ans passés. Après, je mourrai heureuse. »

Désirée était demeurée perplexe.

-Vous étiez là?

-Demain… je…vous… raconterai…Trop…d’émotions… affaiblissent… »

 

Désirée avait lu et pleuré toutes les larmes de son corps. Ce journal lui révélait enfin qui était sa vraie mère et la raison de l’abandon mystérieux. Sa maman n’était pas une lâche, une prostituée ou une droguée. Lucide et pratique devant l’impasse, elle avait courageusement marché sur son cœur de mère pour ne pas bousiller la vie de son enfant. Lui pardonner? Elle ne voyait qu’abnégation et générosité dans l’abandon. Quel regret d’avoir connu ce trésor de mère si tardivement. « Oui, Maman, on fêtera nos noces de bois. Je t’en promets plein la vue! »

 

La chambre d’hôpital dégageait une ambiance de bal fleuri. Les rideaux tirés, les lumières éteintes et une boule à facette vintage projetant des flocons lumineux, rendaient l’atmosphère féérique. Les uniformes blancs entouraient le lit immaculé. Désirée était ravissante dans sa robe blanche sur laquelle brillait le rubis ancestral. A sa vue, Laura avait éclaté en sanglots. Désirée s’était épanchée en séchant ses larmes : « Des noces de bois, Maman, c’est frappé par la dureté et la densité. Le destin s’est révélé barbare mais l’adversité contient toujours le ferment d’une nouvelle chance; on va montrer au monde entier de quel bois on se chauffe! » Tournant son médaillon, elle avait pointé : « N’abandonne jamais! » « Ce bijou a éclairé mes jours ténébreux, Maman. Grand-maman nous convie d’outre-tombe. Des Dupuis, ça lutte! Ça ne lâche pas! La science avance à grands pas! On va se lancer dans la bataille et on va gagner! Tu ne seras plus jamais seule! Notre demeure sera la tienne!

 

 

Maintenant, sablons le champagne!

On vient parfois à trouver mille charmes

Dans un hymen commencé dans les larmes!

À la plus belle célébration jamais vue!

À l’église Saint-Paul, témoin de nos premiers vœux!

À la nouvelle qui renaîtra des cendres!

À grand-maman Dupuis qui guide nos pas chancelants!

À Maman chérie qui a récupéré notre alliance des flammes pour permettre cette retrouvaille!

À Marco, mon amant de toujours et pour toujours!

À nos enfants qui grandiront avec des racines et des ailes!

À nos noces de bois!

Buvons un verre! »

 

Enfin passée du côté du soleil où il faisait bon vivre, Laura, levant sa coupe, s’exclama : « La bataille vaut mille fois la chandelle! À vos noces de bois et à beaucoup d’autres! »

 

Grâce à la complicité d’un ami Oblat, Désirée avait réservé une dernière surprise. Les carillons joyeux de toutes les églises avoisinantes se mirent à tinter en chœur, symbole de leur incommensurable euphorie, accentuée d’étreintes affectueuses et de larmes de bonheur.

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The day I set the mountain ablaze.


houseHow do you punish a mischievous little grandson ? Not send him to his room; you want him near by, he’s way too cute and challenging. Not a deprivation; you are the grandmaman which makes you a child spoiler. I know exactly how to calm this boisterous child.

At the old homestead there is a beautiful huge maple tree overhanging the upper balcony. You give him a challenge. “I’ll give you a peanut butter cookie before breakfast is served ( don’t tell your mom!) if you can count all the leaves in that old maple tree.”

HE ACCEPTS MY CHALLENGE.

1,2,3, 100, 500, 1000 … he looks at me staring with despair. He has done only 10% of the tree.

2000, 3000, 4000, 5000.

“I’m all mixed up, grandmaman. Can I have the cookie now?

“Only if I have a big hug and a kiss.”

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It was a beautiful fall day. Nature had taken its artistic paint brushes into those beautiful tree making of them a masterpiece of glory and  monochromatic hues of greens, yellows and reds.

 The same colours were also spread to the ground as leaves had started to fall everywhere in the yard.

The colourful carpet was profusely repeated in the mountain adjacent to my property.

The ” No fire allowed” warning had not been issued yet so it was still safe to burn those fallen leaves because there were too many to bag.

Behind the house I have a huge cement slab and in the middle stands a barrel to burn whatever discards you want to make disappear.

So I decide to burn leaves in that huge barrel.

I prepare hose close by, in case of accident, turn the water on, bring the nozzle on to the slab and gather all those leaves.

All safety measures have been taken care of. Light wind, not strong. Telephone in pocket in case someone calls when I’m out so I won’t leave the fire unsupervised. Okay. Here we go!

I fill the barrel three quarters full with leaves and strike a match. All is well. All is under control. Life is beautiful. Life is good. I enjoy the flame, a beautiful flame of redish orange hue matching the scenery.

All of a sudden, a wind gust rises. It doubles in intensity. It creates a funnel in the barrel risking to spread the burning leaves out. To my great despair I see some spitted leaves being catapulted in all directions starting little fires farther than the cement slab.

No problem. I have my hose ready. I press the nozzle. No water. I turned it on! What’s wrong?

Damn! A twist in the hose. I drop the nozzle on the cement block; it breaks the head! I go undo the twist but now I have no working nozzle.

The wind doubles in strength sending more heaps of burning leaves in all directions.These little fires are alive like nasty little devils. They catch on to all the dry dead leaves on the ground taking all directions, the neigbor’s house, my house and the mountain, a real playground for them!

“911. I just set fire to a whole mountain! It’s also spreading fast to my neighbor’s house and mine.

Come quick please!

“Stay calm mam! We’re on our way!”

Stay calm! Have you ever been able to stay calm when you’re guilty as sin of  such a huge disaster? I could burn the whole mountain, my neighbor’s house, mine and how many lives if it spreads to neigboring houses and you’re asking me to stay calm? The whole village could burn and every one will point his nasty finger at me and spit in my face. They will lock me in! Stay calm! You’re kidding me right? I’m dreaming right?

And this is where the fun really begins. Nothing I can do now. The fire is making its way up the mountain like giant snakes creeping here, there and everywhere. It is getting closer to my neighbor’s house who just so happens to be gone and cannot help. My own house is being threatened as well. Oh Lord, help that poor old crazy woman!

Five big minutes pass by before I hear sirens.

1,2,3 fire trucks. Good!

An ambulance. Good. One of  the firemen might die in that big blaze!

I stand on my top balcony and, a bit relieved to see them so well equipped and looking so professional, I watch them act and react.

They lazily come out of the trucks, take a look and? and? and?

I’m waiting!

Hey, there’s a fire here!

I wait, and wait, and wait…

They decide it’s time for a conference.

I look behind and the fire is moving fast.

They take out note pads!

Hello? There’s a fire in the mountain! Let’s go!

They discuss.

“Okay who brings the marshmallows? Who brings the hot dogs? Agreed.”

5 minutes gone.

Now they go back to their firetrucks. I guess a huge hose will extinguish fast. That’s why they are not worried.

No. they decide to go at it with each a small hose attached to a canister, small enough to carry on their back and walk there nonchalantly. I can almost hear them singing:

Hi Lo, Hi Lo

We have to take it slow.

The wind can blow.

The house can go.

Hi Lo Hi Lo

Hi Lo Hi Lo.

In my poor distraught head, I had never seen such a huge fire and in their firemen’s head, the flame was not big enough to provide enough distraction; so they let it spread a bit to have more fun and more marshmallow and hotdog roasting blaze!

Well, they finally succeeded extinguishing all these fires, saved both houses with the result that my once beautiful forest now looked like the haunted place of Macbeth’s 3 witches, all black and gloomy, with the cauldron full of weiners and the firemen dancing around singing:

“When shall we all meet again

In thunder, lightning or in rain?

When the hurleyburley’s done.

When the fire’s dead and gone.

That will be ere the set of sun.”

When all was done, I sat in my old rocking chair on my top balcony, not even daring to rock. I braised myself for a hefty bill, a slap on the fingers and a grim look from the head chief.

“Hello mam”, he started in a low baritone voice,” I’m Ted Rochefort, your fourth generation cousin on your mother’s side. We were just on the verge of setting a fire ourselves because we needed the practice. Thank you for providing us with just the right size fire and the weiner roast. How much do we owe you for supplying us with  the right place and ideal conditions?”

He smiled and looked at me, awaiting my reaction.

I looked at him, incredulous and grateful. I hugged him and simply murmured:

“Nice to meet you, cousin Ted.”

He turned around and started to walk. He stopped, turned toward me and, with a smile said:” No more fire eh?”

I answered: “I’ll think about it. Maybe next year…”

French Canadian humour on both sides.

That was the last time I burned the leaves.

Nature has a way to rejuvenate. All traces of fire and dreadful souvenirs are washed away with time and the forest is beautiful again with spring rebirth and blossoms. Life is good. Life is beautiful. Cheers to the firemen and the fourth generation cousins!

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 Devil Gizel 

 

 

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Autobiography of an old fool.


                             Autobiography of an old fool. (updated )

348_32321037739_4423_nOld Mother Earth Turns up a Weird Specimen.

Yep, this is me, alright! I knew from the start that things weren’t looking kosher for brand new little “Miss me”.

 Even in my mother’s womb, I was presented with problem number one. When I saw fragile little “Miss me” turn upside down, getting ready to take the plunge head first,

I remember saying to myself: “Oh no you don’t!  You’ll need your brain mom2noodles to work for a lifetime. At the risk of breaking a leg, land on your feet, idiot!” And so it is that I came out, a breech birth, feet first, to the great desperation of my mom. But she immediately showed her forgiveness by hugging me tenderly and wrapping me in a warm blanket. I had chosen the best mamaon earth. I could see the sky in her pretty blue eyes.

 

PhotoWalk2011 6896 As soon as I was born, big bell sounded, sirens screamed and people started sobbing and running all over the place like hell had broken lose.  “Hey, hey, hush, hush!” I said. “It’s only me. Am I that ugly? Will my mama have to borrow another baby to bring to church cuz I’m a tiny monster?

Then I saw what the commotion was all about as the men whispered: “World War II has begun.

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SteelShutter2010 243In my childhood, I quickly learned about family values and priorities. For example, strawberries make good pies… if you beat your dad in the race before he turns them into moonshine, and grandpa’s week old bubble gum stuck underneath a chair is better than none at all; these are hard times after all.

But mostly it makes you chuckle to know that the words “pollution” and “e Pol1Plus1 5601coli” have not been invented yet, so, no hesitation; swim into the murky waters where the cows have their drink and… dump, the bloodsuckers hitch a free ride on your legs and the water snakes eye you defiantly. And if you do swallow the juicy maggot broth, oh well no big deal; it’s not the first time and you’re still alive.

 

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The nuns, at school, were the best: dedicated, devoted… and spoooooookyly20130412-203601.jpg scary!

In my first grade, I spotted this cross on the wall with a man nailed to it. My little brain noodle alerted me that I should  learn my additions real fast if I didn’t want to end up nailed on this  plus sign like that poor guy. Big Mother Superior with the mustache and the Popeye muscle arms sure had that power and determination to do exactly that.

And it’s no wonder that, when my tongue twisted in front of my nun teacher and 40 first graders and, instead of saying: “Bebe prend Pitou par le cou” (baby hugs Pitou) I said: “Bebe prend Pitou par le cul.”(bebe grabs Pitou’s rectum), my big alert system went up  like a hand grenade with its pin pulled. I started to cry, thinking I was sure going to be nailed to the cross.

Surprisingly enough and to my great relief the young nun was laughing and slapping her knees and the whole class waited only for her signal to laugh as well.

Well, believe it or not, I succeeded to make it through the grades without being nailed down once, to that cross.

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In grade 10, old Mustache Mother Superior takes me aside and tells me: “Girl, you have the vocation. You must become a nun. You must listen to the voice20130417-204154.jpgof God”. Oh, oh! God had spoken to me. This must have been in a dream where she was in and I was not cuz I don’t recall and sure I would have taken a good look at this dude God! Yet, I damn well knew that if I didn’t listen, I’d go straight to hell, that eternal afterlife of bubbling sulphur and those dreadful devils. The devils did not scare me as much. I dealt daily with a bunch of them at home but the bubbling fire was enough to send me on my merry way. 

On top of that, the nuns ate steak and my mom, God blesses her soul, fed us fly infested baloney because we had no fridge. Just a little more proteins…

20130413-132419.jpgAnd those lucky devils…oops, angels, even had caramel with their toast. Ours were greased with yucky pork fat to put some plumpness on our skinny bones. What did I have to lose, eh? So, down to the convent I went.

Nuns are… dedicated, devoted… and try to put you all in the same mold. Theirs were all neat rectangles but mine so happened to be rhomboid. Mission impossible for me to kowtow as there was always a leg sticking out.  

On top of that, I had reached puberty. Every time the janitor came near, even20130413-193556.jpg if he smelled of dust bane, ammoniac and old chewing tobacco, my hormones stood up and step-danced an involuntary quadrille, in the dark of the basement, with the mop, the broom and the invisible janitor who was still on the 20130416-110247.jpgupper floor mopping mother superior clean.

 As my mom never taught me about the birds and the bees and it was a taboo subject among nuns, I furtively searched the convent’s library top to bottom, for a playgirl magazine but sadly enough, the only copy I found was already taken. Weird; it was camouflaged with a Bible cover … I couldn’t possibly ask Mother Superior to turn the pages for her now, could I? This left me so sad to be ignorant of such an interesting topic…

I think there was a peeping Sister Maria-Watchitall when I danced my quadrille, in the basement cuz it went on my permanent record that I had an atypical way of praising the Lord.

Or was it when I misunderstood Old Mother Superior who said: “When temptation is too overwhelming, use candles (in French: cierge)” and, being hard of hearing, I thought she had said “concierge” (janitor). Sweet, innocent mistake. “Cierge-Concierge…all the same to me and all the better…

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Five years down the line, Old Mustache Mother Superior calls me again and 20130417-204725.jpgtells me: “Girl, you don’t have the vocation. If you don’t get out of here real soon, we’re all going to hell, the janitor, first.”

“Okay,”  I humbly answered. “I came here not to go to hell but if you, gals and especially the janitor, are all going to hell because of me, so be it. I’m gone tomorrow.”

The next day, clutching the handle of my old suitcase, I stepped into the sunlight, wearing a black dress, 2 sizes too big and so cheap it ripped under the arms when I passed it over my head. Now, everyone could see I hadn’t shaved my underarms for 10 years. To add to my overall profile, I was still wearing that flapjack bra that flattened my breasts like a pancake. How am I going to find a man, eh? Might as well go back to the janitor!

On top of that, my worn out squeaky shoes, full of holes from walking to church and back, had a sole so thin, they looked like they were starving to death, just like me.

The nuns had been generous to the max. They had given me 50 bucks for food and shelter to survive four months, until I found my first teaching job in September.

 I felt like…that 4 letter word that starts with sh and ends with t (as in sh’t), that I dared not pronounce for fear of Old Mustache Mother Superior who could have had a last desire to nail me to the cross and take my 50 bucks away.

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Life went on.Photo 2013-04-16 7 08 50 AM

 

 I dedicated thirty five years of my life teaching brats from kindergarten up to the university level and you know what? My greatest achievement was not to murder those little devils who majored in the course “Let’sgettheteachercrazography.”Photo 2013-04-15 6 59 24 PM

And when you succeed in not killing any of them little monsters and outliving them for thirty five years, the school board offers you, weird choice: a watch. A watch??? You don’t ever want to hear about time limits again; you’re retired, for crying out loud!

So, after making a huge bond fire and burning all of your bras, you sit in that old rocking chair with some pliers and that watch. And then, with a nasty smile on your face, you do what you always wanted to do: tear that watch to bits and pieces and use those tiny little tops inside, to make them spin like you did when you were a kid with no toy; they spin for a good 2 minutes nonstop.

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Heaven can wait.

Well, now that you know me with all my vices and weaknesses, I’m humbly begging for your friendship. Maybe you can teach me, the teacher, the true meaning of life for, at my age, I’m still not quite sure what this whole trip on earth is all about.

As for my religious beliefs, I made a deal with the Great one. “Hey God, don’t bug me for another 80 years and I won’t bug you. DEAL?” It seems to be working as I’m still breathing and the nuns are all dead now and gone to…. hopefully, heaven, incapable of convincing me of yet another calling.

So I have now turned the page to the most wonderful time of my life where I am as free as a breeze and I do as I please.

I have chosen to write this book out of sheer entertainment for myself because I do love to play games with my mind.

I also love to share my crazy gibberish with whoever wants to laugh and forget the overhead menacing clouds of growing old, hiding the brilliant sun of beautiful, lazy, hazy days and sweet memories.

If, with this book I can only make one senior forget his pains and loneliness, have a good hearty laugh and change his views about growing old, from negative energy to positive “joie de vivre”, then I will die, a happy lady.

Oh, if you are looking for the flawless author who scrupulously never digresses from the universal laws of perfect writing, please pass me by.

 Remember, I told you I could never fit in any perfect frame, as I always have a leg sticking out.

I find that my texts, like my life, have a will of their own and fly like wild birds in the sky. They seem to be carrying me away to the four winds, twist themselves at whims and leave me no choice but to say with St. Paul:?” “Why should my freedom (of writing) be judged by another man’s conscience?”

 So the hell with writing blocks caused by restrictive, silly rules.

I want to write and have fun doing it.

I want to have as much fun “writing me” as you will have fun “reading me”.

I want to share my pleasure with all of you and make you laugh and help you forget your age so that the end of your own life will stretch and stretch andPhotoWalk2011 6874 stretch like grandpas old stories that seem to go on and on. And on.

 I want my stories to unfold like soft linen in the bedroom of your life.

 I reject frontiers and barriers and I humbly say with Ptolemaus:

“I know that I am mortal and the creature of a day but when I search the wheeling circles of the stars, my feet no longer touch the earth. I fly side by side with Zeus, I take my fill of Ambrosia, the food of the gods,”20130417-212744.jpg

 

 and I write to my heart’s content.

Your little glow-worm,

Sparkle Giggle Gizzle aka edenmom.

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S’il-vous-plaìt Maman, ne me tuez pas!



Tunnel 461

Traduction de mon blog anglais: “Please mama I want to live.”

Chère Abbey,

Ma vie est dans la tourmente. Je me bute au noir dans un tunnel. Je dois m’en sortir mais comment?

Je déchire lentement la page du calendrier qui me rappelle mes 42 ans bien sonnés et, avec elle, mon cœur se déchire.

Je me retrouve  face à la pire espèce d’inflation : une grossesse à mon âge ! Incroyable ! Au moment où mes deux garçons ont acquis assez de maturité  pour enfin me permettre de respirer un peu et laisser tomber la surveillance 24 heures sur 24, le destin met  sur ma route un tout petit paquet mais énorme en responsabilités de tout genre.

La roue de fortune vient de virevolter au tout début de ma jeunesse; accouchement, allaitement, couches, dentitions, vaccins, nuits sans sommeil et j’en passe.

 Ai-je l`endurance nécessaire pour une rediffusion ? Aurai-je l’énergie requise pour passer à travers ?

Bien sûr que je peux  trouver dans mon coeur  assez d`amour pour chérir et  nourrir un nouveau petit bout de chou, mais où mon corps va-t-il puiser la force et la patience ?

 Ne serait-ce pas préférable pour l’enfant et pour moi-même de discrètement retourner le précieux colis à  l’expéditeur avec une note d’excuses ? La méthode de contraception était censée être 99 % efficace ; où ai-je fait fausse route ?

S’il vous plaît, Abbey, j’ai sérieusement besoin de  quelques conseils. Dans quelle direction dois-je guider mon navire en perdition ? La vie ou l’avortement ?

 Quelle option servira le mieux cet enfant qui demande de naitre et moi-même ?

 S’il te plait viens à la rescousse d’une pauvre âme dégonflée, dans un corps bien gonflé.

 Désemparée et emportée par le torrent tumultueux des eaux …utérines.

Mon utérus … sera-t-il un berceau …ou un sépulchre…

Maman future…

Ou pas.

 

 

Eh bien, Abbey n’a jamais répondu à mon appel de détresse mais, dans le silence d’une nuit sans lune,night 298 à l’intérieur de mon ventre, est venu le léger murmure d’un souffle de vie, me suppliant de l’écouter. Mon instinct maternel s’est immédiatement ouvert à ces vibrations primales qui se sont frayées un chemin direct à mon cœur.

 

 -Mère… vous dormez ?

-Trésor, c’est vraiment toi ? Oui, je somnolais mais plus maintenant! Quelle voix angélique tu possèdes! Es-tu confortable là où tu es?

-Oui, c’est agréable et je vous remercie pour le soin. Vous êtes en colère contre moi pour m’infiltrer  comme ça, sans avertissement ?

-Franchement, tu aurais pu venir un peu plus tôt, mais « en colère » ne fait pas partie du vocabulaire d’une mère lorsqu’ elle parle à son propre enfant. Surprise, oui, mais pas en colère.

-J’avais besoin de temps pour trouver la parfaite maman.

 -Parfaite ? Tu es aveugle, chérie ! Je suis vieille et un peu usée, un ancien modèle, quoi, avec les garanties qui s’épuisent lentement. Que diront tes amis ainsi que leurs mères plus jeunes quand ils me rencontreront aux activités scolaires: « Pourquoi as-tu apporté ta grand-mère? »

-Je vais rire et leur dire que j’ai la meilleure maman avec la plus grande sagesse. Je ne vous échangerais pas pour aucune d’entre elles.

-Que se passera-t-il si je ne fais pas le trajet jusqu’à ta graduation et ta journée de mariage ?

-Mon cœur me dit que vous y serez, Mère.

-Que se passera-t-il si il si ton père n’y arrive pas ?

-Nous traverserons ce pont quand nous y arriverons.

-Tu es une enfant très tenace. Tu as dû traverser tout un parcours du combattant pour arriver ici. Ne préfères-tu pas revenir en arrière et chercher quelqu’une de plus jeune ?

-Vrai, j’ai dû faire un détour par plusieurs routes bloquées, mais je ne pouvais pas abandonner. Mes yeux étaient rivés sur vous depuis le jour où je vous ai trouvée. Vous êtes celle que je veux et que j’aime. L’âge n’est pas pertinent car vous êtes jeunes de coeur.

-Tu sais bébé, plus je te parle, plus je désire te connaître. Tu sembles une perle rare. Une main pleine, mais unique.  Allons-y pour une rencontre! Que dirais-tu du 23 juin ?

Un peu épeurant pour moi, mais mon coeur tressaille au son de ta voix. J’ai hâte de te rencontrer enfant. Viens-t-en! Je prépare une douillette bien chaude et toute rose et nous vivrons du moment présent, confiant l’avenir à notre bonne étoile.

À 20 minutes de minuit, le 23 juin 1981, je l’ai vue pour la première fois; une beauté de la nature, si frêle et pourtant si forte. Au premier regard, ce fut le grand amour. Elle était simplement parfaite. Toutes mes craintes et mes appréhensions avaient fondu comme la neige au printemps. Je me sentais prête à entreprendre la tâche de la guider et de la protéger comme une Tigresse, son tigron.

Bien sûr, je mentirais à pleines dents si je disais que le trajet était tout « pêches et crème ». Cette belle enfant avait la volonté et la détermination d’un pit-bull. Elle savait exactement ce qu’elle voulait et elle se battait, dents et griffes pour l’obtenir. Elle m’a presque convaincue, un jour, que 2 + 2 = 5 lorsque je lui ai montre 2 batons et 2 batons pour 4 et qu’elle en a casse un en deux pour m’en montrer 5.

Les années scolaires allaient et venaient avec leurs charges de responsabilités, d’encouragements, de directives, de joies et de larmes. Je devais puiser ma force plus profondément dans des niches inconnues qui m’étaient étrangères auparavant. Pour une raison quelconque, l’âge semblait se soumettre aux nouveaux caprices  en faveur d’une figure regénérée du vieux moi, une récompense céleste pour mon dévouement quotidien.

Le soleil atteignit son zodiaque au jour de la graduation.  Une volonté ferme et une détermination à toute épreuve avaient apporté dans leur chariot d’or, le don de la réussite. Ma belle enfant était devenue une femme d’affaires florissante dans le domaine de la massothérapie et l’aromathérapie.Smallepoch 12808

 

Eh bien, maintenant, une personne âgée de 73, je m’apprête à écrire les derniers chapitres du livre de ma vie et je rêve de mon prochain déménagement. Étant une personne optimiste, la mort ne m’effraie pas car la pensée de renaître dans un nouveau monde occupe mon usine de nouilles de cerveau. Intéressant de penser que, par le biais de la reincarnation, vous devenez l’adolescent avec l’acné et prenez conseils de ceux qui étaient plus jeunes parce que, si ma fille m’a choisie, bien sûr je voudrais la choisir pour ma maman… ou ça marche comme ça???

Bref, si je devais revivre encore une fois ce moment décisif, je voudrais prendre exactement le même chemin car, après 30 ans, les liens solides qui ont germé dans mon ventre, sont toujours solidement ancrés et ne s’efficheront jamais car ils sont liés avec les cordes du coeur. Le temps peut aller et venir, mais certaines conversations sont intemporelles…

-Mère, dormez-vous ?

 -Eh bien, si j’étais endormie, je ne le suis plus ! Le son de ta voix est une musique à mes oreilles. Que désires-tu, enfant ?

-Simplement te dire que tu es belle.

 -Tu as besoin de lunettes, trésor ! Je suis toute ridée  et vieille. Tu ne peux pas trouver de beauté  en moi.

 -C’est l’aura autour de vous qui vous fait briller, mère. Regardant à travers les yeux de mon cœur, vous êtes plus rayonnante que jamais.

 -Tu es aimable, enfant. Mon discours est flou et je tremble quand je marche.

 -Je vais parler pour vous si vous voulez et je vais me promener à vos côtés  et soutenir votre bras de sorte que vous ne tombiez pas.

 -Tu es mon ange, chère enfant. Bonne nuit.

-Vous êtes mon inspiration, maman chérie. Bonne nuit.

PostScript. Pour votre information, ce beau conte de fées est une vraie page dans l’histoire de ma vie et je suis fière de dire que cette chère enfant est mon trésor à chérir jusqu’à ma mort.

Avec elle à mes côtés, je suis deja au paradis!

Edenmaman.

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A Diamond in the rough.


7883798968_5b6ed80a1c_mThe thrill to discover.

Every time I come back from a trip abroad, there is a new version of the old me, begging to be reborn. And 90% of the time, it opens my eyes to extreme riches and intense poverty.

Of course, if you go on a group tour where you see the inside of a luxurious hotel with its 5 stars, round the clock meals and drink enough Margaritas at the bar, to go back crawling in bed for 14 days in a row, it won’t accomplish much for your inner self.

Although you will have had a good time, and relish the privilege of brushing your teeth in a sea shell sink and turning on a seashell light, your view of the world will remain seashell big. It won’t add up to your overall persona.

I’m not exactly recommending neither that you become a fool like me.

One of my favorite hobbies when I travel, is to get to know the local people and crawl inside their skins.

I usually end up being taken by my own game and immersed in their complex world to the point of not exactly knowing how this kind of total involvement will end. But I love living on the edge and getting carried away in the tangle of my own web. This is adventure at its best, in the thick of things, for stupid old, emotional me.

A night walk with Juan, in the heart of creepy Columbian ghettos.

Last night, in Vacationland, Columbia, I trusted Juan, a street JohnandMepoor in whom I had put my confidence because I found in him, honesty and winning combinations.

I have been studying him from my high balcony, working long hours in blistering heat, easing cars back into the traffic, trying to make a few bucks to survive. So now and then, when I go for my morning walk, I donate a few pesos to him and give him a comfort bag (coke, bread and meat.)

Juan has a permanent but sad smile on his face and transpires inner peace and acceptation of his bad poker hand.

He went to school one year of his life. At 7, he lost his mama through brain hemorrhage. He proudly showed me he could read and I found out he also had a good heart when I saw him share his bread with a needy, yet poorer than him.

Juan is rather reserved and does not talk much. I find his silences eloquent as they reveal wisdom in storage. And when he does open his mouth, only good judgment and smarts come out of it, showing higher than average intelligence.

Not wanting to walk the streets alone, I hired him as my guide through my night walks.

To make things clear to him that I was not aiming at sexual favors, when he asked me my name, I answered: “Llama me Edenmama”. But I don’t think this was necessary as there was mutual respect between the two of us.

Call me stupid. Call me nuts. I’ve known the señor only 2 months; we’re in Columbia where crime is high, due to extreme poverty and I’m old and silly. But no guts no glory.   

As I was leaving soon, my trip being at ends, I asked him to show me where he lived, so I could find him next January, when I feel the urge of running away from my Canadian winter.

He warned me this ‘barrio” was very rundown and the place he shared with his hermano was a ghetto shack.

I pondered for a minute on the dangers of me going in such a hellish place, among vagrants and destitutes but my intellectual curiosity was at peak and my instinctive danger alarm stupidly shut down. I had Juan with his big muscles by my side; I felt safe. (Please don’t try that! It is a silly move.) Then again, Twain said: “Happiness and sanity are an impossible combination.”

To be happy, I had to see even if it meant living dangerously.

So, off we plunged into the lurking shadows, the roads suddenly becoming unpaved and rocky. I held on tightly to Juan’s huge hand with the confidence of a little girl with his dad.

His sudden stop also brought me to a halt. He had spotted a small, dirty drug store bag half buried in the ground and showing content of some pills. He carefully picked it up, read the name of the discarded tablets and sadly said: “Not good.”

My curiosity got the best of me as I inquired what he was looking for and I came to a stunning realization that nothing is free in his world of depravation. His answer pierced me, like a dart through my heart.

He said: “I am looking for a painkiller for that decayed tooth that hurts so badly. Guess I’m down on my luck.”  

The stern reality of a poor who has no access to painkillers or a dentist because he cannot afford them! Cruel and shameful to the rest of humanity!

My thoughts immediately travelled to that sergeant on a field mission who requested the services of a helicopter so that the whirling blades would ventilate nearby latrines. What a double waste of money! We pay this guy big wages to throw huge tax payers’ money in the air to spare his precious nose. Not far from there, people suffer in silence.

Martin Luther King was so right when he said: “Our scientific power has outrun our spiritual power. We have guided missiles and misguided men.” How can the human race be so unhinged, out of sync and so unscrupulously blind folded?

A gentle tug from Juan, who had immediately picked up on my overwhelmed sadness, brought me back to reality as the toothache problem came back to haunt me.

Between Juan and me, there was often telepathic soul communication. One single fleeting look and we both knew that the problem would be tackled on the next day. I secretly thanked Juan’s lucky gods for the dirty plastic bag; otherwise, I would never have known of his hurt as he never complained.

We clutched each other’s hand again and silently resumed our walk, both lost in our own thoughts of the small interruption.

For a while it was semi poverty and I was introduced to the best world I ever saw. No motor noise, no car, not even motorcycles. The effect was similar to having time-travelled back to the 1950.

Gatherings of rocking chairs on the sidewalks, people socializing, Latino music played by a lone guitarist, laughing children throwing balls, seniors having a good old card game and sharing a drink and dogs everywhere on the street, feeding off bones thrown to them.

Wow! I want to live here, I thought. This is my world of 1950, in an eternal summer. No internet, no telephone that I could see; no violence that I could detect; just pure, clean fun.

We turned the “esquina” on to another street which was even darker and more desolate. A shimmer of low lights oscillated and lurking shadows materialized everywhere. A light breeze lazily moving the dark heavy foliage, created Cyclop eyed monsters wearily peeking at me.

Eerily spooky…” I thought. For a moment, I panicked. My breath had started to accelerate. I ordered it to slow down and reclaimed control. I’m sure Juan detected a tightening of my hand on his because he pulled closer to reassure me I was well protected.

We came to a shaky bridge (no guardrail) under which rolled mad, murky waters, full of debris. My daughter had told me that, in the rainy season coming soon, this place will be flooded. Where will they go? I dared not ask.

Farther down the rough patch of rugged roads, Juan pointed at his modest shelter.

Still, I was agreeably surprised. His brother Eduardo had a little business going there. I know your first thought will be drugs but erase this one.

On a cement floor slab facing the street, he had placed a counter with old fridges and was selling soft drinks. 5 people came to buy a drink while I was there.

Juan introduced me to his hermano who duplicated the gesture he himself did, the first time I met him. I think Eduardo knew of me helping his bro because he showed me his heart, meaning I had my place in there. I could see they had strong fraternal ties.

Not much space left there for anything else but Juan wanted to show me where he slept.

I could hardly compress my tiny person through the narrow 15 inch space we squeezed in, where I saw a bed with an old sheet. The heat of a Columbian April soggy day instantly put you in a sauna sweat. There were no windows that I could see. This was where my amigo would lie awake tonight, silently enduring an excruciating tooth ache, before he undertook his exhausting shift in the scorching sun tomorrow…with a smile on his face.

Next to this tiny room was another one with a bed for his bro, wife and nina.

 I don’t remember much of anything else but two things struck me as being amazingly remarkable.

The place, including a small cooking area, was sparkling clean and there was a feeling of solidarity floating in the air; I spotted a clothes line full of nina’s clothes direct in Jhon’s already tiny room. We had to lift it to see the bed.

That was it.

It was, in my eyes, a poor man’s mini paradise, a display of harmony and simplicity where you had a feeling love made it a happy home.

As we walked out of there, Juan said: “Now that you know where I live, do you think you could find your way back to me, in January?”

I hesitated for a moment and he knew why. To come to him meant I was on my own.

He added: “If you ever come here, nobody will harm you because people here, know me. I have the respect of all of them. In the same way I protected you tonight, these bros will know that they have to shield you and they will immediately guide you to me.”

Words were unnecessary. I just gave him a big hug and we silently walked away.

Some people come into our life and quietly leave. Others leave large footprints in it and we are never the same after. Juan was one of them for me.

I had seen what I came to see. I was relieved and happy as I  left the old me and a new reborn, wiser senior came out of this …

I had called his place hellish, going in but I sometimes wonder if it’s not more heavenly than elsewhere here because I saw love and respect in misery.

As for myself, I had gained a lifetime friend who could tutor me with quite a few lessons of courage, endurance and acceptance that no school in Canada could teach me.

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 ps. I obtained Juan’s permission to write about his life stories in my book and insert his pic.

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Lollipop happy land refuses access to ficklepickle weasels,thirsty bloodsuckers and boring tagalongs.


DINGDONG! DINGDONG! DINGDONG!

RRRRRRRRRRRRRRRRRRRRingggggg!!!

20130419-094120.jpgWill it ever stop! I waste half my lifetime answering doors and telephone calls, talking on the net with no life attention seekers who tell me what they had for supper and when was their last bowel movement and the list goes on and on… and on! I want “ME” time.  Stop it, once and for all!!!

Isn’t that part of a good person’s burden?Do you really have to carry the whole universe on your shoulders? 

They say that life is like a roll of toilet paper. The closer you get to the end, the faster it unrolls.

And with this same roll of toilet paper, it is important to wipe your little derriere clean of any filthy, annoying, disgusting, sticky, unwanted tagalongs that clutch to you like bloodsuckers and stop your upward flight to Happy Lollipop Land.

And the number of the encumbrances seems to grow with the years. Because you swore to be optimistic and happy, you cannot scratch, neutralize, sterilize or anesthetize those Ficklepickle weasels; which leave you with one alternative.

Strain your brain to exponential magic powers. Explore and expand your Smarts Bank. You’ll need it!

Getting rid of home intruders the smart way.

Thieves:

Thieves can make you waste both money and time as they usually make a few calls before the first hit.

Sure, you can buy a sophisticated alarm system that will ring at the slightest movement of a tiny leaf and bring a full squad of policemen and firemen to your place and … a heavy fine for the false alarm or…

Just use human smarts…

First of all, whether you’re home or away, the place has to look lived in.

20130419-120219.jpgApart from the usual “Beware of vicious dog” sign at the door when you’re puppy is a yapping  bundle of joy and the ol’timers’ radio playing oldies like Frank Sinatra songs (that alone could discourage them), I suggest a couple of dummies, fierce looking hunks, dressed in army fatigues and armed with machine guns, inspired by your grandson’s G.I Joe20130419-115700.jpg collection, looking outside in a semi dark front window. Robbers take a look and move on to the next.

Oh, before I forget. Go change that dumb licence plate with the letters BIGBUCK$$$ for the one that reads: POOR$HMUCK  or AIN’TGOTABUCK.

Okay, you’ve managed to secure your place but the damn phone… hmmm…

 Ask your son to put a special recording on your answering machine such as I have on mine: “Hello.(Hoarse, gruff voice) You have reached Andre, Lady Gisele’s body guard. She is either at her Karate lesson at this hour or busy in the kitchen sharpening knives to butcher a cock.  Please leave a message and if you decide to visit, her German shepherd will gladly greet you at the door. (BARK!BARK!BARK! GGGRRRRRRRRR …) recording.

You can’t stop telemarketers and other no-good-for-nothing time wasters but you can shorten those calls drastically.

Unknown number strategy:

Take a high pitched voice and yell: “Mental  Institute, Fourth Floor. Hahahaha hehehehe Yahooooooooooo! My Raggedy Ann! Where is my Raggedy Ann? Mister did you steal my Raggedy Ann?”

Or, if you’re a man with a gruff voice: “Hi. I’m schizophrenic. My other self wants to meet you for a picnic, on Deadman Joe’s tombstone. Can you meet my other me please?”

Dead line.

If you don’t feel like talking at all, simply take off both hearing aids and say: “Speak up. I can’t hear you. Both my hearing aids have been swallowed by my pet tarantula.” Silence.

Dingdong blabber mouth knockers.

We’ve already established that your life span is limited and you must have nothing but quality time from now on. No time for useless tidbit gossipers.

Dingdong knockers you don’t know:

Okay, open your door and your heart to girl guides and scouts; encourage youth activities and good doers. The rest, like a sweet, frail, old senior that you are not, stick both feet in their back “Kung Fu” style and throw them out on their head. Don’t be afraid to hurt them. They’re made of rubber; they always bounce back.

Post signs.

On your mailbox: “No junk mail please. I have enough junk.”

On your front door: “Here we shoot every third salesman or Jehovah witness. The second one just went by.”

Hardened Dingdong blabber mouth knockers who simply refuse to give up .

Unwanted guests:

For that one, you need a peephole, to have time to prepare.

Oh! Oh! Here comes Diarrhea Burpa with her permanent pneumonia smell in her frizzy hair! She believes both dentures will fuse if she quits yapping for 3 seconds.

Time to open that terrarium of mine and release that big Columbian pet cockroach that jumped in my suitcases, without a passport, at the “aeropuerte”.20130419-185113.jpg

I love my cockroach. It’s as big as a mouse and menacingly black ugly; a perfect Stephen Spielberg specimen. It makes noisy crackling wing sounds and jumps out of its skin at the sound of any unusual clatter. It won’t run away when it roams because it knows that “she and I” are “amigos for life” It depends on me for food and I depend on it for fools

So out of the box, into the front porch, it hops joyfully, happy to be free, making that terrible noise with its wings and I open the door, my jeans spattered with paint and my hair, a perfect replica of a prehistoric Cromagnon specimen20130419-094105.jpg  (speciwoman?). It takes 5 seconds for nosy lady to see me, spot and hear the ugly thing and wham! The door closes behind her.

I gently pick up my Columbian amiga, rearrange my hair and whisper: “Muchas gracias, Senorita Cucaracha.” and back into the terrarium it goes until the next unwanted guest.

 

Bores and tearjerkers, protocol forbids you to leave out.

Well, here comes Aunt Mary Rusty with 20130419-130510.jpgher sob tales and everlasting rerun recalls of the Dead Sea when it was still young and blue. She and her teeth don’t sleep together anymore, which makes it an unfathomable mouthful when she wears them and attempts to coordinate the words of a sentence.

Time for the special corner chair, with the itching powder. That should take effect within 30 minutes but won’t last more than 5. I’m not that miserable; after all, she’s my aunt.

How nice to see you, auntie! Have a seat.” Big smile (in my head, knowing it won’t last.)

And then she starts with her 50 eerie vocal “pututosleepers”. Her brief silences in between sentences are pleasant to listen to. And when I can’t take it anymore, I put Esmeralda to work.Esmerelda

Esmeralda is another “sweet as sugar” dummy dressed as a bride and sitting pretty on the window sill. My little secret: she is equipped with a trick gadget.

Aunt Mary is at the thickest of her longest Jeremiah’s lamentation and the conversation turns out to be as much fun as an undertaker’s convention, with me, sitting, smiling and secretly visualizing the duct tape I wish would appear on her mouth… but  this is aunt Mary… I let it go for another 5 minutes.

Then, when my divine patience has reached its climax I decide it’s time to wake up Esmeralda from her lethargic state.  At the press of a button, Esmeralda lets out a biiiiiiiig loooong fart that echoes through the house.

Aunt Mary is cut short in her wailing. She instantly looks at me reproachfully and I’m ready. “Don’t look at me, Aunt Mary. I didn’t do it. Esmeralda did it. I swear on the Bible.” (Sign of the cross.)

And that’s when she decides that I’m losing it and anyways. The itching powder is starting to work, so she ups and leaves.

 

Well with all these people taken care of, I can sit back, relax and enjoy that triple martini and that “Never a dull moment in my life” book, congratulating myself for my smart, “innocent as a new born cherub” “pure as driven slush” devious, sneaky moves..20130419-191311.jpg.

And I feel alive and young and happy to be me.

Devil Gizzle aka Edenmom

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Vieille Mère Terre crache un spécimen bizarre..


348_32321037739_4423_nVieille mère terre crache un spécimen bizarre.  

Autobiographie d’une vieille folle.

(traduit de mon blog anglais et adapté pour la francophonie, surtout celle québecoise.)

Ouais, c’est bel et bien moi ! Je savais dès le départ que les choses n’étaient pas pétantes pour tout nouveau bout d’chou “Mademoiselle Fragile Débile”. Même dans l’utérus de ma mère, j’ai confronté mon premier obstacle. Lorsque j’ai vu “Mademoiselle Fragile Débile” se diriger tête première pour le grand plongeon, j’ai tout de suite appliqué les freins et j’ai crié: “Pas sur la tête, idiote! Tu auras besoin de tes nouilles de cerveau toute ta vie. Au risque de te casser une jambe, atterris sur tes pieds!’’ Eh, boum! Je me suis fièrement présentée à l’accouchement, les pieds d’abord, au grand désespoir de ma pauvre mère qui en a pris un coup mais qui m’a tout de suite manifesté son grand mom2pardon en m’embrassant tendrement. Qu’elle était jolie avec ces beaux yeux bleus ciel. J’avais choisi la plus merveilleuse maman au monde!

Cinq minutes s’étaient à peine écoulées que les gros bourdons du clocher paroissial se sont mis à résonner et les PhotoWalk2011 6897sirènes stridentes ont mis le paisible village encore endormi, en état d’alerte immanente. La famille immédiate s’est mise à sangloter tout comme si l’enfer s’était déchaîné. «Hé! Hé! Chut! Chut!», j’ai dit, prise de panique. «C’est seulement moi. Suis-je si laide que ça? Est-ce-que ma maman devra emprunter un autre bébé pour aller à l’église parce que je suis une espèce de petit monstre à sept têtes?” J’ai immédiatement compté mes orteils pour voir si j’en avais dix.

Mon inquiétude effectua un virage dans une autre direction lorsque j’ai saisi le pourquoi de cette agitation fébrile. Au bord des larmes et d’un ton grave, mon père a murmuré: “La seconde guerre mondiale vient d’éclater; on va y goûter!”

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Dès mon enfance, j’ai rapidement appris à respecter les priorités individuelles et les valeurs familiales. Par exemple, les framboises font des bonnes tartes si tu devances ton père dans la course au panier avant qu’il ne les transforme en alcool deSteelShutter2010 243 contrebande et la chique de gomme de grand-papa coincée depuis un mois sous sa chaise berçante est ta meilleure option, l’autre étant celle collée au plancher que tu dois extraire avec une lame tranchante et mâcher une heure de temps pour qu’elle devienne blanche. Ma sœur Claire avait un sourire d’une oreille à l’autre quand elle réussissait à la remettre à neuf et si tu étais fine avec elle, elle te la prêtait quand elle était fatiguée de chiquer. C’étaient des moments difficiles. après tout; on se contentait de très peu et les petites joies prenaient de l’ampleur.

Mais surtout, ça te faisait rire de savoir que les mots «pollution» et «e colii » n’avaient pas encore été inventés. Ainsi, B&W - 2328aucune hésitation; nage dans les eaux troubles où les vaches ont leur boisson et leurs…besoins, les sangsues s’accrochent à tes jambes et refusent obstinément de décoller et les serpents d’eau sortent leur lancette pour t’épeurer de leurs grimaces à languesPol1Plus1 5601 fourchues. L’étang est peut-être leur domaine privé mais c’est Ta piscine aussi ; à chacun ses droits!

Ainsi, si vous avalez le bouillon épais « vers juteux » enrichi de protéines nature, pas de problème; ce n’est pas la première fois ni la dernière et vous êtes encore en vie et pétants d’énergie.

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Les religieuses, à l’école, étaient les20130412-203601.jpg meilleures : dédiées, dévouées… et …sacrément épeurantes!

Dès ma première année, j’ai repéré cette croix sur le mur, avec un homme cloué dessus. Ma petite nouille de cerveau m’a alertée que je devrais apprendre mes additions rapidement si je ne voulais pas finir clouée au bois comme ce pauvre gars. Vieille mère supérieure avec la moustache noire et les gros muscles de Popeye avait sûrement le pouvoir et la détermination nécessaires pour endosser le rôle de bourreau impitoyable.

Et rien d’étonnant que, lorsque ma langue a fourchu devant mon professeur, Sœur Hugues Marie et 40 élèves de premières année et, au lieu de dire: « Bébé prend Pitou par le cou», j’ai dit: «Bébé prend Pitou par le cul », mon grand système d’alerte est immédiatement passé à l’action tel une grenade à main avec sa broche tirée. J’ai commencé à pleurer, pensant que j’allais sûrement être clouée sur la Croix.

A ma grande surprise et à mon énorme soulagement, la jeune nonne a éclaté de rire et giflé ses genoux et l’ensemble de la classe n’attendait que ce signal pour rire aux éclats.

Eh bien, croyez-le ou non, j’ai réussi à passer mes grades sans être clouée une seule fois, à la Croix.

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En 10e année, vieille moustache Mère Supérieure m’isole du groupe et me dit:20130417-204154.jpg « Jeune fille, vous avez la vocation. Vous devez devenir nonne. Vous devez écouter la voix de Dieu». Oh, oh ! Dieu m’avait parlé. Cela a dû être dans un rêve où elle y était et où je n’étais pas parce que j’ai un trou de mémoire et bien sûr que j’aurais pris mon temps pour bien regarder ce Dieu invisible qui était la vedette du siècle, s’il avait fait entendre sa voix! Tout de même, je savais sacrément bien que si je n’obéissais pas, j’irais directement en enfer, cette éternelle tourmente de soufre bouillonnant et ces terribles démons rouges cornus. Les diables ne m’épeuraient pas autant. Je me battais tous les jours avec un tas d’entre eux à la maison, mais le feu bouillonnant avec son signe menaçant : «Toujours rester. Ne jamais sortir.» dans le grand livre cloué à la place d’honneur au tableau d’affiche, suffisait pour m’acheminer sur la route monastique.

En plus de cela, les religieuses se nourrissaient aux filets mignons tandis que ma mère, que Dieu bénisse son âme, nous ravitaillait de mortadelle infestée de vermine parce que nous n’avions pas de frigo. Juste un peu plus de protéines, comme dans l’étang…

Et ces chanceux de petits diables… Oups, anges, avaient même leurs rôties beurrées au caramel. Les nôtres l’étaient avec de la graisse de porc dégoûtante afin d’ajouter une certaine rondeur à nos côtes de pauvres nécessiteux du tiers monde. Qu’avais-je à perdre, hein ?

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Ainsi, jusqu’au couvent, je suis allée.20130413-132419.jpg

Avec ma valise, mes bobettes et mes souliers.

Pour obéir au Seigneur qui m’avait parlé.

Dans un rêve étrange que j’avais oublié.

Les sœurs sont… dédiées, dévouées… et essaient de vous mettre toutes dans le même cadre. Les leurs étaient tous des rectangles soignés, bien découpés mais le mien représentait une espèce de losange aux cotés inégaux et de forme bizarre. Mission impossible pour moi d’accéder à la conformité, comme il y avait toujours une jambe qui me sortait stupidement du cadre.

20130413-193556.jpgEn plus de cela, j’avais atteint ma puberté. Chaque fois que le concierge rôdait autour, même s’il sentait l’Engeance de la poussière, 20130416-110247.jpgl’ammoniac et le vieux chiquer, mes hormones se levaient et dansaient un quadrille involontaire, dans l’obscurité du sous-sol, avec la vadrouille, le balai et le concierge invisible qui était encore à l’étage supérieur en train de nettoyer à fond, la Mère Supérieure « en extase ». On ne pouvait quand même pas appeler ça un orgasme, dans la maison du Seigneur! En bonne petite couventine, je devais lui donner le bénéfice du doute…

Ma mère ne m’avait jamais informée au sujet « des oiseaux et des abeilles », et c’était aussi une conversation taboue chez les moniales. Alors, question de me renseigner, j’ai cherché furtivement la bibliothèque du couvent de fond en comble, pour un magazine de playgirl mais malheureusement, la seule copie que j’ai trouvée était déjà prise. Bizarre; elle était camouflée sous une couverture de la Bible … Je ne pouvais quand même pas demander à Mère Supérieure de tourner les pages pour elle, même si la tentation était là. Cela m’a tellement rendue triste d’être ignorante d’un sujet si intéressant…

Je pense qu’il y avait une sœur Julie-César au sous-sol, lorsque j’ai dansé mon quadrille. Tout comme César, « elle est venue, elle a vu et elle a cru. » A sa parole de Madona d’honneur, rapporteuse officielle des bas fonds, ce fut enregistré à mon dossier permanent que j’avais une façon atypique de louer le Seigneur.

Ou était-ce parce ce que j’avais mal compris la vieille Mère Supérieure qui disait toujours: «Lorsque la tentation est trop grande, utilisez des cierges » et, étant malentendante, j’ai pensé qu’elle avait dit : «utilisez le concierge ». Erreur insignifiante : “Cierge-Concierge”… question de trois lettres : pas de grosse différence et tout pour le meilleur…

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Cinq ans plus tard, vieille moustache Mère Supérieure m’appelle de nouveau et me dit: « Jeune nonne, vous n’avez pas la vocation. Si vous ne sortez pas d’ici20130417-204725.jpg subito-presto, nous irons tous en enfer, le concierge, tout d’abord. » « Okay, » j’ai répondu avec humilité. « Je suis venue ici pour ne pas aller en enfer, mais si vous, les saintes nonnes et surtout le concierge, allez tous en l’enfer en raison de moi, qu’il en soit ainsi. Je partirai demain. »

Le lendemain, accrochée à la poignée de ma valise ancienne avec un petit rien tout-nu à l’intérieur, je passais de l’ombre du monastère à la lumière du soleil, portant une robe noire, 2 tailles trop grandes et tellement bon marché qu’elle a déchiré aux aisselles quand je l’ai passée par-dessus ma tête. Maintenant, tout le monde pouvait voir que pendant 10 ans, je n’avais pas rasé mes dessous de bras.

Pour ajouter à mon profil vieille fille rabougrie, je portais encore les brassières aplaties du couvent qui écrasaient mes seins comme des crêpes Suzette. Comment je vais trouver un homme, hein ? Je pourrais peut-être revenir au concierge!

En plus de cela, mes chaussures à talons grugés et mes semelles qui grinchaient, pleines de trous à force de marcher à l’église et à l’école, me ressemblaient; les deux, on avait atteint le bout du rouleau.

Les religieuses avaient été généreuses au max. Ils m’avaient donné 50 dollars pour la nourriture et un abri pour survivre quatre mois, jusqu’à ce que j’aie trouvé mon premier emploi dans l’enseignement, en septembre. Je me sentais comme… ce mot de 5 lettres qui commence par Mer et se termine par de, que je ne n’osais pas prononcer, de peur que vieille moustache Mère Supérieure aie un dernier désir de me clouer à la Croix et m’enlever mon 50 dollars.

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« Et maintenant, Que vais-je faire20130416-080519.jpg

De tout ce temps que sera ma vie?

Et maintenant, que vais-je faire

Vers quel néant, glissera ma vie? »

Gilles Bécaud s’égosillait à grands poumons à la radio transistor de ma vie.

Temps de retrousser mes manches et de mettre le pain sur la planche. Bye bye, les toasts au caramel! Hello, la graisse de rôti de porc!

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20130415-190100.jpgJ’ai consacré trente cinq années de ma vie à l’enseignement, de la marmaille de la maternelle jusqu’à la jeunesse capricieuse du niveau universitaire et vous savez quoi? Ma plus grande réussite, ça été de ne pas massacrer ces petits démons qui se spécialisaient dans le cours Rendonslafollographie. Et quand vous réussissez à ne pas anéantir ces petits monstres et survivre à l’épuisement des trente cinq ans, la Commission scolaire, choix bizarre vous offre : une montre. Une montre??? Vous ne voulez jamais plus entendre parler de limites de temps; vous êtes retraitée, bordel de merde !

Donc, après avoir fait un énorme feu et brûlé toutes vos brassières, vous siégez dans cette vieille chaise berçante avec des pinces en main et un sourire malin sur les lèvres. Et puis, vous faites ce qui vous avez toujours voulu faire: détruire la montre en mille pièces et utiliser ces petites toupies à l’intérieur, pour les faire pivoter comme vous le faisiez quand vous étiez l’enfant pauvre, dépourvu de jouet ; elles tournent un bon cinq minutes sans arrêt.

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Le ciel peut attendre.

Eh bien, maintenant que vous me connaissez avec tous mes vices et mes faiblesses, je mendie humblement votre amitié. Peut-être que vous pouvez m’enseigner à moi, l’enseignante, le vrai sens de la vie car, à mon âge, je ne sais toujours pas ce que ce voyage ensemble sur la terre tient de secret.

Tant qu’à mes croyances religieuses, j’ai fait un pacte avec le Seigneur. « Hé le vieux Christ… pas d’offense ici; tu es vieux et Christ est bien ton nom. Te souviens-tu des couventines que j’ai fait tant diabler et qui risquaient d’aller en enfer à cause de moi? Eh bien, prends ma parole. Tu es cent fois mieux sans moi, dans ton grand ciel, si tu ne veux pas que je te fasse diabler et dégringoler en enfer près d’un Lucifer jaloux. Entendons-nous en bons amis. Tu ne m’achales pas pour un autre 80 ans et je ne t’achale pas. D’accord? Y en a qui prennent plus de temps que d’autres à devenir des anges; dans 8 autres décennies, je te promets d’être un ange.

Et soit dit en passant. Sœur Julie-César m’a affirmé que t’étais né à l’hôpital Saint Jean de Dieu à Montréal. T’es un Québecois, quoi??? Va falloir commencer à se parler en canayen frança la prochaine fois qu’on se revoueille. Pis amène de la bière! On va en caler une, toé pis moé pis ma gang. Pis si t’es trop pressé à créer d’autres mondes, pas grave. J’m’en vas en prendre une p’tite frette avec la grosse femme d’à côté à Michel Tremblay. Lui y boé yinque du vin pis du champagne. Boére d’la biére ça l’fa trembler en joual vert. Okay ben on ser’parle dans 80 ans l’vieux Christ. Lâche pas la patate mon vieux! »

Il ne m’a jamais répondu puis la bière réservée pour lui est devenue chaude comme d’la p… mais je pense qu’il m’a comprise. Je suis encore vivante et il ne m’achale pas plus que la vieille Sœur Moustache qui a cessé de m’inventer des appels de l’au-delà pour une autre mission impossible.

Donc, j’ai maintenant tourné la page à l’époque la plus merveilleuse de ma vie, où je suis libre comme la brise et je fais tout à ma guise.

J’ai choisi d’écrire ce livre par pur divertissement pour moi-même parce que j’aime jouer des jeux avec mon esprit.

J’aime aussi partager mon charabia fou avec quiconque veut rire et oublier la surcharge menaçante des nuages des jours « plus vieux », cachant le soleil brillant des beaux jours passés, de la folle jeunesse et des doux souvenirs.

Si, avec ce livre je peux inciter seulement une personne âgée à oublier ses douleurs et sa solitude, éclater d’un rire chaleureux, modifier ses opinions sur la vieillesse et passer de l’énergie négative à une « joie de vivre » positive, alors je mourrai, une femme heureuse.

J’aurai fait ma part pour semer du bonheur sur une terre qui sera meilleure à mon départ qu’à mon arrivée.

Oh, si vous cherchez l’auteur sans faille qui, scrupuleusement, ne transgresse jamais des lois universelles de l’écriture parfaite, veuillez poursuivre votre route. N’oubliez pas; je vous ai dit que je ne pourrais jamais me conformer à n’importe quel moule parfait, comme j’ai toujours une jambe qui accroche.

Je trouve que mes textes, comme ma vie, ont une volonté propre et s’envolent comme les oiseaux sauvages dans le ciel. Ils semblent me transporter aux quatre vents, se tordre à caprices et ne me laissent aucun autre choix que de dire avec Saint Paul: « Pourquoi ma liberté (d’écriture) devrait être jugée par la conscience d’un autre homme? »

Au diable, les blocages d’écrivains causés par des règles restrictives stupides. Je veux écrire et avoir du plaisir à le faire.

Je veux avoir autant de plaisir à écrire que vous aurez du plaisir à me lire.

Je tiens à partager mon bonheur avec vous et vous faire rire. Je désire que vous oubliiez votre âge pour que la fin de votre propre vie s’étire et s’étire et s’étire PhotoWalk2011 6874comme les vieux radotages de grand-père Jeanpire qui semblent n’avoir aucune fin.

Je veux que mes histoires se déroulent comme un lin doux aux couleurs pastelles, dans la chambre à coucher de votre vie.

Je rejette les frontières et les barrières et je dis humblement avec Ptolemaus: « Je sais que je suis mortel et la création d’une journée, mais quand je cherche les cercles 20130417-212744.jpggratifiants des étoiles, mes pieds ne touchent plus la terre. Je m’envole, côte à côte avec Zeus, je prends mon remplissage d’ambroisie, la nourriture des dieux, » et j’écris le contenu de mon cœur et je crie ma joie de vivre et ma passion qui débordent à flots torrentueux.”

Votre petit ver luisant,

Sparkle Gizzle.

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